Ils sont montés à la capitale

Publié le par Anonyme

 

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C'est en lisant l'article de Manu que m'est venue l'idée de vous raconter ce week-end où nous nous sommes retrouvés G.O.*

 

 

Etant d'anciens parisiens, nous avons été désignés d'office comme responsables de tout un groupe de Corréziens à l'occasion d'un salon professionnel à Paris. Nous devions les encadrer depuis Brive jusqu'à Paris, et pendant tous les déplacements du week-end.

 

Dans le groupe - 35 personnes - se trouvaient un gars d'une quarantaine d'années et sa copine. Lui, un bouseux comme on n'en fait plus, 2 mètres, barraqué, le dos vouté, la démarche d'un ours. Elle, toute petite, aussi large que haute, une odeur insoutenable et un QI de bulot. Et comme il ne serait pas charitable d'en rajouter, je ne ferai pas de commentaires sur leur look d'un autre âge. 

 

Ils sortaient du département pour la première fois de leur vie, donc pour eux, c'était la grande aventure.

 

D'une certaine manière, pour nous aussi. Car les ennuis ont démarré dès le départ.

 

Le gars avait tellement peur que le train parte sans lui qu'il a oublié sa copine sur le quai ! Son sac était trop gros et elle était légèrement handicapée donc elle n'arrivait pas à monter les marches du train, trop hautes. Il a fallu la pousser au cul pour qu'elle y parvienne.

 

Pendant ce temps, lui, qui ne s'était rendu compte de rien, arpentait le wagon dans tous les sens pour trouver son siège. En bouculant tout le monde avec sa valise à roulettes. Un voyageur s'est d'ailleurs carrément énervé car ça faisait trois fois que notre gaillard lui roulait sur les pieds.

 

Une fois arrivés dans le métro, il a fallu leur expliquer le fonctionnement des barrières automatiques. Puis, voyant que manifestement ils ne comprenaient pas tout, leur faire une démonstration. Tout le groupe passe, impeccable.

 

Sauf elle. Son ticket ne fonctionne pas. On lui explique alors qu'elle va passer avec l'un de nous (le dernier du groupe). Les deux passent... sauf que cette andouille avait posé son bagage au sol et qu'il est resté du mauvais côté.

 

Le métro est bondé. Notre "géant" dont la voix oscille entre 100 et 120 décibels, entre en disant bien fort "Bonjour messieurs-dames !". Auquel personne ne répond, bien sûr. Mais ça ne l'empêche pas de continuer : "Boudiou, y'a pas beaucoup d'arbres ici ! Tu m'étonnes qu'ils font la gueule les Parigots... puis ça pue... Ah mais le métro il sort de terre et roule sur un pont dehors ? Et c'est dans combien de stations, qu'on descend, déjà ? huit ? ça prend combien de temps ? mais y'a toujours autant de monde dans le métro ?... ah, c'est là qu'on descend ? attention tout le monde, je vais passer ! ... bonne soirée Messieurs-Dames". 

 

Nous arrivons enfin à l'hôtel. Un établissement très haut de gamme à La Défense. Nous disposons d'une heure avant de tous nous retrouver dans le hall. Et là, même le très sélect responsable de l'accueil peine à rester stoïque face aux commentaires de notre type lorsqu'il resdescend de sa chambre.

 

"Eh, y'a un matelas d'au moins 40 cm d'épaisseur, on va pouvoir faire des galipettes là-dedans Ginette ! et z'avez vu le mur de la salle de bain, si on appuie sur le bouton, on voit la chambre à travers le carreau et si on ré-appuie, hop, on voit plus la chambre ! et j'ai usé tous les produits et même la petite capuche en plastique pour la douche ! Par contre c'est bête j'ai pas pris mes souliers de ville parce qu'il y a un petit truc de cirage sur la table de nuit. Et les chocolats, vous les avez mangés, vous, les chocolats ? et y'a même des pantoufles pour sortir du bain, et un peignoir aussi. Même à la maison j'en ai pas un, de peignoir. En tout cas, c'est drôlement chicos, je vais acheter un appareil photo jetable parce que si j'ai pas des preuves, les copains ils vont pas me croire." 

 

Je te passe les trois étourdis qu'on a perdu en cours de route à l'occasion d'un changement de métro car ils s'étaient arrêtés à un distributeur de barres chocolatées sans prévenir personne.

 

Je te passe le couple qui s'est battu dans la rue car la femme avait accepté de danser avec un collègue. Son mari était terriblement jaloux, un vrai malade. En tout cas ils ont fait tellement de raffut que le voisinnage a appelé les flics.

 

Je te passe les deux qui sont allés visiter Paris tout seuls, se sont perdus, et n'ont pu attraper le train de retour.

 

Je te passe la pimbêche qui a passé son temps à tout critiquer : le spectacle du soir, le repas, l'organisation du salon... et même l'hôtel qui était vraiment hallucinant de standing.

 

Je te passe le fait que nous avons loupé le dernier métro et que nous avons dû arpenter Paris en tenue de soirée et talons, plus ou moins éméchés (plutôt plus que moins, d'ailleurs !), pour rejoindre l'hôtel parce que ces salopards de taxis n'étaient pas intéressés par la course (trop courte et surtout en direction de la Défense plutôt qu'en direction de Paris). 

 

Voilà, nous avons pu expérimenter ce que Manu appelle "le boulet du groupe". Sauf que nous, nous avions un boulier complet. Et je te garantis que c'est une expérience inoubliable !

 

(*) Gentil Organisateur

 

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Publié dans Portnawak

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Commenter cet article

sandrine 07/10/2010 00:15

malheureusement des boulets de cette espèce il y en a de plus en plus. J'habite dans la région parisienne et je travaille sur Paris et je peux te dire qu'il y a une épidémie de boulemie (et non boulimie).
Je travaille dans une agence de voyages et je peux te dire que les boulets c'est mon quotidien !!!

bbflo 16/09/2010 00:15

Nan, mais ça date de l'année dernière. Cette année on a délégué, on n'y va pas !

celdie 16/09/2010 00:15

eh c'est pas toi qui avait envie de bouger ???????
alors t'as été servie . Tu recommences bientôt ou tu te defiles ? Cap ou pas cap ?
bisous.

bbflo 16/09/2010 00:15

Ah mais tout à fait, d'ailleurs seule la pimbêche nous a excédés, le couple Deschiens nous a plutôt fait marrer !

M* 16/09/2010 00:15

:D Je dis rien, un jour en bonne provinciale j'ai coincé ma valise dans le portique du métro, la honte.
Bon, le grand gaillard n'était pas discret, mais tu notes qu'au moins contrairement à la pimbêche il était enthousiaste!